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Recherche et développement
Lesaffre investit pour étudier le microbiote à tous les stades

Producteur de levures, extraits de levures et bactéries, Lesaffre pousse plus loin l’étude des populations microbiennes du tube digestif au profit de la santé humaine et animale.

En 2019, Lesaffre inaugurait sa plateforme d’observation in vitro des effets de micro-organismes sur la digestion. Ce laboratoire est situé au parc d’Eurasanté à Loos (Nord). Pendant deux ans, des équipes Lesaffre ont travaillé autour d’un équipement reproduisant la partie supérieure du système digestif de l’homme, du porc ou des chiens : Tim-1. Elles ont ainsi contribué à renforcer la documentation sur plusieurs produits mis en marché, notamment des bactéries.

Recherche en temps long

Les essais passent maintenant à un niveau supérieur grâce à l’acquisition d’un équipement permettant d’observer ce qui se passe tout le long du tube digestif humain ou animal, à différents âges, et jusqu’à 8 semaines. Cet équipement, baptisé Shime, a été conçu par la société belge Prodigest BV. « Shime est une technologie de pointe validée depuis plusieurs années et ayant fait l’objet de plus de cent publications scientifiques », vante Hassina Ait-Abderrahim, docteure en microbiologie, qui a travaillé à Yoplait et Chr. Hansen avant de venir diriger les plateformes « in vitro » et « bactéries » du spécialiste de la fermentation Lesaffre. Cet équipement est une façon « élégante », dit-elle, d’étudier les modifications du microbiote intestinal, «​ la modulation du microbiote due à l’effet des pré, post et probiotiques », plus précisément.

Elle ajoute : « Nous étudions l’influence des micro-organismes probiotiques ou de ce qui les “nourrit”, les prébiotiques, sur l’équilibre de l’écosystème microbien intestinal, le microbiote. Cela pour voir, par exemple, lesquels de ces micro-organismes prendront le dessus et les conséquences sur notre système immunitaire. » C’est de la recherche en temps long, qui reflète la volonté de Lesaffre de répondre aux grands enjeux de l’humanité en matière de nutrition, mais également de santé publique.

Un investissement stratégique

Hassina Ait-Abderrahim présente ainsi l’enjeu : « C’est la compréhension de la modulation du microbiote intestinal qui nous permettra de développer les probiotiques de demain, et aussi de démontrer les bénéfices nutritionnels d’un aliment tel que le pain. Aujourd’hui, nous sommes encore aux prémices de la recherche dans ce domaine, mais nous sommes convaincus que ce type de recherche va permettre des découvertes absolument fondamentales avec des applications tant pour la nutrition des êtres vivants que pour la médecine et la santé. »

Nous sommes encore aux prémices de la recherche

La digestion in vitro permet d’accélérer l’acquisition de connaissance. « On peut facilement prédire ce qui se passera in vivo alors que les essais cliniques, très longs et très chers, ne peuvent être réalisés que pour un nombre limité de produits, même si ceux-ci sont aussi nécessaires pour communiquer sur des bienfaits nutritionnels », indique la directrice des plateformes.

L’industriel présente Shime, seul équipement de ce type en France, comme un investissement stratégique qui le place parmi les acteurs phare de l’étude du microbiote/microbiome intestinal et du système digestif dans son ensemble.

Rôle prometteur des prébiotiques et probiotiques

Les prébiotiques, probiotiques et encore post-biotiques ont trois types d’effets positifs sur la santé des humains ou des animaux, considère Lesaffre :

- l’amélioration de la digestion ;

- une meilleure assimilation des nutriments contenus dans les aliments (vitamines, protéines…) ;

- l’augmentation des défenses immunitaires.

Ils peuvent jouer un rôle dans la performance des aliments pour animaux, la réduction de l’usage des antibiotiques en élevage ou chez les animaux de compagnie. Ils peuvent aussi participer, comme on l’espère à Lesaffre, d’un meilleur confort et d’une meilleure santé humaine à travers l’alimentation ou les compléments alimentaires.

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